Saracroche : un an déjà

Il y a un an, le 23 mars 2025, la première version de Saracroche était publiée sur l’App Store. Ce projet, devenu une véritable aventure, m’occupe chaque jour un peu plus et continue de m’inspirer pour d’autres projets.

Je vous partage mon bonheur d’avoir aidé des centaines de milliers de personnes à se protéger des spams téléphoniques et à retrouver un peu de tranquillité. Car oui, Saracroche est utile et c’est ce qui me motive.

Déjà un an

Tout a commencé un dimanche après-midi, en quelques heures, j’ai développé la première version de l’application, puis l’ai publiée le soir même sur l’App Store. Le lendemain, elle était validée par Apple. Et quelques jours après, l’article de MacGeneration propulsait Saracroche, avec plus de 5 000 installations.

Le 15 août, la version Android voyait le jour, bientôt suivie d’une publication sur F-Droid. À nouveau, la presse a relayé l’application, accélérant encore sa popularité.

Côté fonctionnalités, j’ai intégré :

Les chiffres en un an

C’est une réussite qui dépasse largement mes précédents projets :

Les erreurs (ou plutôt l’erreur)

À l’ère du vibe coding et des prophètes annonçant la fin des développeurs, je veux tordre le cou à leurs prédictions : les IA ne nous remplacent pas. Elles atteignent vite leurs limites dès qu’il s’agit de résoudre des problèmes mal documentés. Elles donnent souvent l’illusion de produire du code valide… et nous bluffent. C’est aussi une boucle de récompense, avec la dopamine des réseaux sociaux.

J’ai cédé à cette tentation avec la version 4 de Saracroche sous iOS. Pendant des mois (de septembre à février), j’ai travaillé sur une refonte majeure :

Sur iOS, impossible d’envoyer toute la liste de numéros à bloquer à l’extension : il faut découper les données. Beaucoup de complexités que j’ai découvertes au fil des versions 1 et 2 de Saracroche.

La version 3 était fiable, mais la version 4 devait poser les fondations pour l’avenir : suivi de la liste de blocage, gestion des listes téléchargées…

Vous voyez où je veux en venir ?

Entre la version 3 et la 4, des mois se sont écoulés. La frustration de ne pas livrer ce que je voulais, couplée aux demandes des utilisateurs (améliorations, corrections), m’a poussé à céder aux sirènes de l’IA. J’ai utilisé Claude pour finaliser la version 4. Avec le recul, c’était une erreur.

Pourquoi ? Parce qu’en délégant une partie du travail à l’IA, on perd la maîtrise du code. On pose des questions, on relit, on valide… mais on ne s’approprie plus vraiment la logique. Pressé par le temps, j’ai publié la version 4, qui répondait à mes attentes… mais était truffée de bugs, avec un code mal structuré et des erreurs de logique.

Dans les semaines qui ont suivi, j’ai reçu des dizaines de retours négatifs par mail ou via les stores. Et là, une claque : je ne reconnaissais plus mon propre code. Impossible de retrouver une fonction, de comprendre comment une partie du programme fonctionnait… comme une amnésie.

La prise de conscience

Saracroche a été développé avec l’aide de GitHub Copilot, Mistral Vibe, Claude ou OpenCode, et c’est probablement grâce à ces outils que le projet a vu le jour. Mais de là à dire que c’est du vibe codé… non.

Avec 18 ans d’expérience (dont des lignes de code depuis la primaire sur mon Amstrad !), je sais une chose : le code, c’est du plaisir. Les IA peuvent nous en détourner, mais comment trouver le bon équilibre ?

Aujourd’hui, j’adopte une approche hybride :

Et demain ?

Un an a permis de livrer beaucoup de fonctionnalités, mais il en reste des dizaines à implémenter. Ce n’est que le début !

Parmi les pistes prioritaires :

L’avenir de Saracroche passe aussi par les entreprises et organisations. Mon objectif ? Pérenniser le projet, y consacrer plus de temps, et offrir une protection toujours plus robuste contre :

C’est vaste, mais c’est un défi excitant que je veux relever.

Un grand merci

À tous ceux qui :

Un énorme bisou 😘 à vous tous !